jeudi 27 novembre 2008

L'envers des cartes postales

Entretien avec Roberto Saviano.
La grande librairie, France 5, 27/11/08, A voir ici
Sinon reprise à la télé dimanche 30/11/08 à 9h55

Gomorra


Saviano, c'est ce journaliste et écrivain napolitain auteur d'un livre édifiant sur la mafia napolitaine (la camorra), qui raconte la vérité sans détour et sans en faire un roman. Il en décrit les rouages économiques, les collaborations bienveillantes, montre l'ampleur de la gangrène et la longueur des tentatives de la pieuvre bien au-delà des frontières. Avec une précision impressionante et à grand renfort de noms cités, puisqu'il a toutes les données amassées dans un minutieux travail d'enquête. Evidemment pas le meilleur moyen de se faire des amis ni à Casal del Principe, ni à Naples. Surtout quand on finit par vendre 2 millions d'exemplaires du dit livre en Italie... c'est le lectorat et l'audience qui énervent, plus que l'auteur, explique-t-il.

Plantons le décor. Naples, c'est la ville incapable de résoudre le problème de la collecte des déchets, la ville où les mères de familles jettent des pierres à la police quand elle vient arrêter un caïd du trafic de drogue. Saviano racontait dans un autre entretien en italien qu'un jour lorsqu'il sortait de chez lui avec son escorte des passants lui ont lancé "Ah, enfin, ils t'ont arrêté!"

Saviano est contraint de vivre en exil depuis la mi-octobre. Simplement pour outrage à la mafia, qui l'a menacé de mort à plusieurs reprises. Il n'y a pas si longtemps, encore en Italie, il avait fallu l'intervention d'Umberto Eco pour qu'il obtienne une escorte.

Saviano c'est l'un de ces héros de la dénonciation et de la lutte anti-mafia comme il n'y en a pas tant, mais malheureusement, tant parmi eux-ci qui y laissent leur vie, parfois des années après. Souhaitons-lui de pouvoir vivre sa vie ailleurs, et plus libre.

Il faudrait un jour que je lise vraiment son livre...
Pas vu le film non plus (je suis une âme sensible, ça tire dans tous les sens et je n'aime pas trop compter les cadavres à l'écran...).


Gomorra

PS: c'est mon 100ème billet, en un peu plus d'an de blogueries. le temps passe.

mardi 11 novembre 2008

Mois de la Photo

Novembre, c'est le mois de la photo à Paris mais aussi à Rome, à Berlin, Moscou, Vienne entre autres. Déjà bien entamé, me direz-vous...

Souvent l'occasion de découvrir de nouveaux photographes contemporains et d'aller arpenter des lieux d'exposition connus ou moins connus.

Pour info, en mode télégraphique:

Liste des expositions et programme à télécharger (site de la MEP)

Quelques extraits visuels

Un blog qui recense les vernissages, pour les plus assidus. je ne sais pas s'il en reste beaucoup.

Avis aux amateurs: je suis preneuse de suggestions pour savoir par où commencer! Pour l'instant je n'ai encore rien vu.

mercredi 5 novembre 2008

American dream




A la fois émouvant et épatant.
Par son humilité surtout.
La force tranquille.



Même si je ne crois pas que tout va changer du jour au lendemain...

Qu'il est doux le vent du changement et de l'espoir. Il est encore possible de gagner une élection sans construire sa campagne sur les craintes collectives, la peur de l'autre et du monde au-delà de nos plates-bandes. Et rien que cela, c'est rassurant. La politique, il faut y croire pour la faire.

(ça pourrait être un message subliminal aux chercheurs de programmes qui se battent dans une arrière-cour, quelque part en France... j'dis ça, j'dis rien)

Discours à mettre en rapport, si la curiosité vous y pousse, avec la jouissance du nain que nous avons en guise d'équivalent, un soir de mai 2006. Souvenez-vous, celui qui raconta qu'il rêvait de ce jour depuis tout petit. Et qui commence toutes ses phrases par "je". D'un paternalisme... et en plus ça s'achève par "aux armes citoyens". Je ne vous l'impose pas, mais si vous voulez aller voir, c'est là.

dimanche 19 octobre 2008

ceci n'est pas...

pas grand-chose à raconter, pas envie, pas le temps.
je reviendrais. dans quelques semaines.
en attendant je veille sur vos blogs
en dilettante, de loin

restez en ligne...

mercredi 24 septembre 2008

Il était une fois dans l'est

Scène de gare

Décor: quai de gare, à la nuit tombante.
En attente du dernier train.

Le Canadien confiant:
- mais pourquoi le train est parti tout au bout du quai là? Et la voiture 15, elle est où?

L'Habituée:
- Une deuxième rame va arriver et se raccrocher à l'autre, ne vous inquiétez pas... oui, c'est comme cela, pour le TGV on ne peut pas ajouter des wagons, alors ils accrochent un train...

Le Canadien confiant:
- Ah mais vous savez nous on connaît pas le TGV, au Canada y'en a pas!

(L'Habituée fait deux pas pour s'éloigner de la Préposée SNCF, en uniforme bleu, qui vient d'arriver là et commence à être assaillie de questions)

Le Parisien sceptique (mi-interrogateur, mi-agacé d'avance):
- Euh, vous savez ce qui se passe là, il n'y a qu'un train à quai?

L'Habituée
- Une deuxième rame va arriver...

Le Parisien sceptique
- Une autre rame, vous êtes sûre?

L'Habituée
- Si, si je vous assure. D'ailleurs je suis dans la même que vous.

Le Parisien sceptique
- Ah oui mais cela ne me rassure qu'à moitié ça...

Le Local effrayé (s'adressant à la Préposée SNCF, képi bien droit et sifflet au poing):
- Eeh, mais il manque la moitié des wagons? Mon wagon il est où?


Ambiance de rentrée hier, prise de contact avec de nouveaux collègues, une nouvelle institution, une nouvelle bureaucratie, des lieux à la fois familiers et pas tout-à-fait. Un accueil bien moins ubuesque que ce que j'avais connu il y a un an dans un autre coin de France (épisode à la source de ce blog, si l'on peut dire). Il est des endroits où l'on investit encore dans la recherche du "supplément d'âme", des endroits où les guerres de clans n'empêchent pas de travailler dans de bonnes conditions, où l'on est qui plus est content de vous accueuillir et prêt à vous aider, c'est rassurant et c'en est presque grisant... et ne me dites pas que je disais la même chose il y a un an, please!

dimanche 21 septembre 2008

Une coupole du patrimoine

Envie de profiter des journées du patrimoine sur le tard hors des sentiers battus, je suis allée place du Colonel Fabien, profitant de l'occasion pour rentrer dans un bâtiment qui m'intrigue à chaque fois que je passe devant.






Architecture intéressante et réussie, pour qui aime le genre: l'intérieur dégage de manière surprenante une certaine chaleur malgré le béton omniprésent. Et une bien jolie vue du toit! Un décor qui attire l'oeil du photographe qui sommeille en moi...

Mais je ne suis pas revenue avec le pin's faucille & marteau pour autant, pas plus que je n'ai achété Révolution-magazine.