Le 30 avril on pourrait aussi imaginer que c'est demain non?
T. - épuisée
mercredi 30 avril 2008
Esprit de contradiction
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tiusha
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Libellés : post it
vendredi 25 avril 2008
Ambiance
y'a des jours (presque) comme ça...
Sinon, je suis triste, il n'est pas revenu. Peine perdue, j'aurais dû m'en douter. J'ai dû officialiser la chose. Signer une déclaration de disparition. Sortir le carnet de chèques. Qu'à cela ne tienne: il sera immédiatement remplacé!
J'en profite (pour les fainéants de l'index droit, et comme je n'ai rien à dire) pour dévoiler le mystère de la chose qui clignote dans la colonne à droite. Et ce faisant relancer l'initiative de Madison qui, pendant qu'elle est partie se dorer la pilule, vous invite à plancher et à remettre vos devoirs de vacances le 30 avril.
Thème imposé:
"le 30 avril 2008, les blogueur(se)s qui veulent participer racontent comment leur blog a changé leur vie de façon progressive ou de façon plus soudaine - rencontre, amitié, amour, gloire, beauté, passage à la télé, édition d'un livre, projet professionnel, effet thérapeutique, perte de 30 kilos, arrêt de la cigarette, achats compulsifs, enlèvement par les martiens... -"
ça va nous faire plein d'histoires palpitantes à lire, je le sens!
PS: il est naturellement permis de remettre en question l'affirmation du sujet et toute autre fantaisie sur le thème est bienvenue... libre participation, même pas de plateau à la sortie, c'est dire...
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tiusha
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Libellés : tracas, vu sur le net
mardi 22 avril 2008
Une étoile de l'est
Dimanche, à l'occasion d'un événement de ceux qu'il est de bon ton de fêter en famille, j'ai eu le privilège de manger dans un restaurant gastronomique de l'est de la France, étoilé au Michelin, et l'une des meilleurs tables du coin.
Mes papilles en sont encore toutes émoustillées... mais c'est aussi tout un univers où l'on est plongé pendant quelques heures, avec le personnel de salle aux petits soins, le ballet des plats qui se succèdent, les amuse-bouches et les mignardises, l'intermède théâtral de l'annonce des plats aux appellations quelque peu alambiquées. Un service attentioné sans être trop maniéré, on s'y sent à l'aise.
Car oui c'est toute une expérience, du moins pour le commun des mortels qui ne fréquente pas régulièrement ce genre de lieu. Chaque plat est en ensemble de petites trouvailles aux couleurs et aux formes variées que l'on se prend à dévorer des yeux avant de les goûter précautionneusement: un petit côté ludique, aussi.
Des recettes bien rodées et maîtrisées, certaines assez classiques, d'autres moins (beaucoup de produits de la mer au menu, inhabituel pour le coin), des saveurs bien exploitées (le pigeon décliné en poitrine, cuisse et mousse de foie était exquis), des associations affinées qui les respectent (le foie gras poêlé à la rhubarbe, la salade de tourteaux, saint-Jacques et homard rehaussée de crème de céleri m'ont aussi laissé un grand souvenir), des quantités justes, une belle carte avec des menus aux prix somme toute abordables pour une occasion exceptionnelle, vu la qualité des ingrédients et de la préparation. Un petit bémol sur la glace à la bière au dessert, le goût y est bien, mais ce n'est pas du goût de tout le monde. Sinon, chapeau.
Il ne me manque que les photos des plats... sur lesquelles nous avons allègrement fait l'impasse, tous autant que nous étions, émerveillés et salivants. Oubliées à l'unanimité, pas un convive pour rattrapper l'autre.
En écho à une réflexion entendue et gardée en tête depuis l'autre jour: à choisir entre dormir dans une chambre d'hôtel à 100 euros et s'offrir un repas dans un restaurant gastronomique au même prix pour une grande occasion, je crois que je vote d'emblée pour la deuxième option. Et je sais où j'irais! Si on trouve une cuisine de cette qualité à ce prix à Paris, j'aimerais qu'on me dise où.
A noter une belle initiative: des menus "jeunes" à prix réduit pour faire découvrir les plaisirs de la gastronomie aux moins de 35 ans (36, 46 ou 90 euros, 4 plats et vins inclus).
> Le Cheval Blanc, 4 rue de Wissembourg, 67510 Lembach (environ 45 min de Strasbourg, à quelques kilomètres de la frontière allemande). Chef: Fernand Mischler. 2 étoiles Michelin de 1990 à 2007, 1 en 2008 (il me semble qu'il en a rendu une pour faciliter la transmission progressive à un jeune chef). Egalement quelques chambres pour passer la nuit sur place. Situé dans un joli coin des Vosges du Nord avec châteaux forts aux alentours.
Mes papilles en sont encore toutes émoustillées... mais c'est aussi tout un univers où l'on est plongé pendant quelques heures, avec le personnel de salle aux petits soins, le ballet des plats qui se succèdent, les amuse-bouches et les mignardises, l'intermède théâtral de l'annonce des plats aux appellations quelque peu alambiquées. Un service attentioné sans être trop maniéré, on s'y sent à l'aise.
Car oui c'est toute une expérience, du moins pour le commun des mortels qui ne fréquente pas régulièrement ce genre de lieu. Chaque plat est en ensemble de petites trouvailles aux couleurs et aux formes variées que l'on se prend à dévorer des yeux avant de les goûter précautionneusement: un petit côté ludique, aussi.
Des recettes bien rodées et maîtrisées, certaines assez classiques, d'autres moins (beaucoup de produits de la mer au menu, inhabituel pour le coin), des saveurs bien exploitées (le pigeon décliné en poitrine, cuisse et mousse de foie était exquis), des associations affinées qui les respectent (le foie gras poêlé à la rhubarbe, la salade de tourteaux, saint-Jacques et homard rehaussée de crème de céleri m'ont aussi laissé un grand souvenir), des quantités justes, une belle carte avec des menus aux prix somme toute abordables pour une occasion exceptionnelle, vu la qualité des ingrédients et de la préparation. Un petit bémol sur la glace à la bière au dessert, le goût y est bien, mais ce n'est pas du goût de tout le monde. Sinon, chapeau.
Il ne me manque que les photos des plats... sur lesquelles nous avons allègrement fait l'impasse, tous autant que nous étions, émerveillés et salivants. Oubliées à l'unanimité, pas un convive pour rattrapper l'autre.
En écho à une réflexion entendue et gardée en tête depuis l'autre jour: à choisir entre dormir dans une chambre d'hôtel à 100 euros et s'offrir un repas dans un restaurant gastronomique au même prix pour une grande occasion, je crois que je vote d'emblée pour la deuxième option. Et je sais où j'irais! Si on trouve une cuisine de cette qualité à ce prix à Paris, j'aimerais qu'on me dise où.
A noter une belle initiative: des menus "jeunes" à prix réduit pour faire découvrir les plaisirs de la gastronomie aux moins de 35 ans (36, 46 ou 90 euros, 4 plats et vins inclus).
> Le Cheval Blanc, 4 rue de Wissembourg, 67510 Lembach (environ 45 min de Strasbourg, à quelques kilomètres de la frontière allemande). Chef: Fernand Mischler. 2 étoiles Michelin de 1990 à 2007, 1 en 2008 (il me semble qu'il en a rendu une pour faciliter la transmission progressive à un jeune chef). Egalement quelques chambres pour passer la nuit sur place. Situé dans un joli coin des Vosges du Nord avec châteaux forts aux alentours.
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tiusha
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Libellés : ailleurs en France, manger
vendredi 18 avril 2008
Fenêtre sur rue
Les divertissements étant à nouveau réduits au compte-goutte cette semaine, je m'enfonce un peu plus dans la dérive de la chronique facile (promis, je tâcherai d'en sortir dès que le soleil sera revenu)
Reste la traditionnelle échappatoire qui consiste à s'amuser des petits riens observés par la fenêtre ou jalonnant le chemin jusqu'à la boulangerie ou au supermarché. Et j'ai de la chance, ces derniers jours en bas de chez moi il y avait du spectacle...
Au lycée d'en face, chaque matin les lycéens construisent une barricade de poubelles et autres objets ramassés pour en bloquer l’entrée.
Chaque jour, à la mi-journée le personnel du lycée dégage le portail et réaligne soigneusement les poubelles le long du trottoir.
Le ballet se poursuit depuis 4 jours, inlassablement. Avant-hier, on a même eu droit à une séance supplémentaire de construction-déconstruction l'après-midi.
Théâtre de l’absurde. Sisyphe à l'oeuvre.
Quelqu’un pourrait penser à rentrer les poubelles dans les immeubles un jour ou l'autre, je sais pas moi? (ça m'embêterait quand même qu'il n'y en ait plus dans mon immeuble...).
En sortant de chez moi je suis tombée par deux fois sur une manif' dont la radio ne m'avait pas parlé. Entrée en matière par les lignes arrière, ça change la perspective.
Sur le boulevard, à l'avant, un rang de CRS qui marche à reculons devant des lycéens et des lycéennes aux pancartes improvisées. Des bandes de filles qui courent en criant. Toutes les rues latérales blindées, on circule à peine à pied. Je voulais aller à la poste, deux cars d'hommes en noir devant, bouclier au poing. Hum, je repasserai.
A l’arrivée, à Nation, scène d'avant-bataille rangée: alignement de cars de CRS et devant, trois rangs de robocops pour pousser tout ce beau monde dans la bouche du métro, histoire d'en finir au plus vite.
Dans ma rue passent les ambulances qui évacuent les victimes de manifestations qu’on dit relativement bon enfant (ah non, rectifions: on a fini par entendre parler de débordements, tout de même).
L'autre jour, en passant, des grands nigauds ont cassé la vitrine de ma boulangerie, dans une petite rue latérale, pour voler.... des boîtes de bonbons?!
En mode aléatoire, quelques blocages intempestifs improvisés aux rond-points de la Bastille et de la Nation.
Drôle de guerre.
Dans le 11ème, on a l'actualité en première main...
Reste la traditionnelle échappatoire qui consiste à s'amuser des petits riens observés par la fenêtre ou jalonnant le chemin jusqu'à la boulangerie ou au supermarché. Et j'ai de la chance, ces derniers jours en bas de chez moi il y avait du spectacle...
Au lycée d'en face, chaque matin les lycéens construisent une barricade de poubelles et autres objets ramassés pour en bloquer l’entrée.
Chaque jour, à la mi-journée le personnel du lycée dégage le portail et réaligne soigneusement les poubelles le long du trottoir.
Le ballet se poursuit depuis 4 jours, inlassablement. Avant-hier, on a même eu droit à une séance supplémentaire de construction-déconstruction l'après-midi.
Théâtre de l’absurde. Sisyphe à l'oeuvre.
Quelqu’un pourrait penser à rentrer les poubelles dans les immeubles un jour ou l'autre, je sais pas moi? (ça m'embêterait quand même qu'il n'y en ait plus dans mon immeuble...).
En sortant de chez moi je suis tombée par deux fois sur une manif' dont la radio ne m'avait pas parlé. Entrée en matière par les lignes arrière, ça change la perspective.
Sur le boulevard, à l'avant, un rang de CRS qui marche à reculons devant des lycéens et des lycéennes aux pancartes improvisées. Des bandes de filles qui courent en criant. Toutes les rues latérales blindées, on circule à peine à pied. Je voulais aller à la poste, deux cars d'hommes en noir devant, bouclier au poing. Hum, je repasserai.
La marche est fermée par les hommes en noirs, les encapuchés d'abord, en ordre dispersé, puis ceux revêtus de leur armure de plastique. Et immédiatement derrière, les machines à nettoyer à grande eau, effacer les traces, rien à signaler, circulez messieurs dames. Le ballet est remarquablement bien coordonné.
A l’arrivée, à Nation, scène d'avant-bataille rangée: alignement de cars de CRS et devant, trois rangs de robocops pour pousser tout ce beau monde dans la bouche du métro, histoire d'en finir au plus vite.
Dans ma rue passent les ambulances qui évacuent les victimes de manifestations qu’on dit relativement bon enfant (ah non, rectifions: on a fini par entendre parler de débordements, tout de même).
L'autre jour, en passant, des grands nigauds ont cassé la vitrine de ma boulangerie, dans une petite rue latérale, pour voler.... des boîtes de bonbons?!
En mode aléatoire, quelques blocages intempestifs improvisés aux rond-points de la Bastille et de la Nation.
Drôle de guerre.
Dans le 11ème, on a l'actualité en première main...
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tiusha
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16:06
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Libellés : du côté de chez moi, histoires plus ou moins vraies
lundi 14 avril 2008
Les guignols de l'info
Plus de 160 sièges dans la vue au Sénat.
L'autre guignol qui revient, et s'apprête à gouverner avec la ligue des vrais fachos, en plus.
Je me sens un peu italienne ce soir. Tendance triste.
Chez les autres c'est parfois pire que chez nous, mais ça n'a rien de rassurant.
"Ne pensez pas à quel parti, pensez à quel candidat."
Comme tu dis si bien.
Ce candidat même qui il y a quelques mois, dans un journal télévisé donnait sa propre vision de la lutte contre la précarité.
A une jeune femme lui demandant ce qu'il proposait de faire pour combattre l'incertitude et l'insuffisance de revenus dans laquelle vivent de nombreux jeunes couples, il répondait ceci:
"vous pourriez commencer par choisir un meilleur parti, un homme riche qui n'a pas ces problèmes, comme par exemple le fils de Berlusconi. Avec un sourire comme le vôtre..."
Pour n'en rappeler qu'une.
On n'a pas fini de rire. Jaune, s'entend.
Good night, and good luck...
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tiusha
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20:18
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Libellés : ailleurs en Europe, tracas
dimanche 13 avril 2008
Qu'est ce qu'un bon orateur?
Et qu'est-ce qu'un orateur convaincant?
Question existentielle. Ou presque.
Moi je dirais que ça ressemble à cela.
Question existentielle. Ou presque.
Moi je dirais que ça ressemble à cela.
La vidéo est un peu longue (20 min) mais rien que pour le visuel et l'ambiance ça vaut le coup, même si vous ne comprenez pas tout.
Comment parler avec humour et illustrations dynamiques des problèmes graves et complexes du monde, en simplifiant pour faire passer un message simple et plein d'espoir: ce qui paraît impossible est possible.
PS 1: c'est en anglais (suédé).
PS 2: S'il y a sûrement des leçons à tirer de la manière dont il mène sa conférence, il est vivement déconseiller d'essayer d'en imiter la chute! En tout cas, Paris retour simple décline toute responsabilité, je vous aurais prévenu...
Pour les initiés, je crois que je préfère encore la première session:
Pour les initiés, je crois que je préfère encore la première session:
merci à C. de m'avoir rappelé ce site
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tiusha
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19:16
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Libellés : vu sur le net
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