mardi 11 août 2009

Cinéma d'été et dîner sur l'herbe

L'été en ville est parfois plaisant... Le temps se ralentit, les gens courent moins, il y a des animations inédites et on a plus le loisir d'en profiter. Je reviens de vacances (j'y reviendrais...) au moment où Paris quartiers d'été s'achève, mais il reste quelques semaines pour profiter du cinéma de plein-air.

Le Forum des images a ressorti pour l'occasion quelques chef-d'oeuvres pas forcément très connus pour les projeter dans les parcs de Paris dans les quartiers d'habitation, loin de l'agitation touristique. Accès gratuit, les meilleures places aux premiers venus, pique-nique bienvenu! Ambiance décontractée assurée.

Vendredi, à peine rentrée à Paris, j'ai donc passé une douce et fraîche soirée sur la pelouse du parc Montsouris à admirer la grâce d'Audrey Hepburn et sourire de l'accent français de Maurice Chevalier dans Ariane. Encore un vieux film en noir et blanc qui m'épate! C'est une histoire de séduction entre une jeune fille innocente, dirons-nous (Audrey Hepburn), et un homme à femmes (Gary Cooper), qui naît au détour de l'enquête d'un détective privé (le paternel, Maurice Chevalier, excellent avec son accent franchouillard!). Inutile de préciser qu'un certain nombre d'embrouilles et de péripéties plus tard, le happy ending est garanti... Audrey Hepburn est superbe dans son rôle d'innocente malicieuse. Les dialogues sont délicieux.


Gary Cooper et Audrey Hepburn

Je suis repartie le sourire aux lèvres. J'avoue ne pas connaître la plupart des films au programme, raison de plus pour y consacrer une autre soirée... il y en a pour tous les goûts il me semble. Le ciel et la météo n'ont qu'à bien se tenir!

> Cinéma au clair de lune. Jusqu'au 23 août. Informations et programme ici.

lundi 10 août 2009

Virée pyrénéenne entre frangines





Inutile d'ajouter qu'on s'en est mis plein les yeux... et les pieds aussi...

Les Pyrénées sont magnifiques, mais ça grimpe!

samedi 25 juillet 2009

Benedizione!

L'air de rien, un bout d'Italie qui s'est installé dans la rue d'à côté! Moi qui depuis deux ans ai dû manger deux pizzas à Paris tant elle me faisaient peu envie ou je les trouvais hors de prix, je crois que je vais enfin pouvoir changer mes habitudes.

Bien évidemment, j'avais reperé la nouvelle enseigne depuis quelques jours: Pizza e Fichi. Elle me faisait de l'oeil, vous imaginez. Déjà, je me suis dit que ça s'annonçait bien. Enfin une pizza véritablement italienne? Hier il y avait foule, donc je n'y suis pas entrée, car j'ai pensé que c'était l'inauguration [en fait non: l'apéritif!]. Je sortais de la gym où j'avais bien transpiré, j'avais envie de manger vite fait mais pas au point de traverser la joyeuse foule dans cet état. Comme je suis condamnée à passer devant tous les jours, ce ne fut pas partie remise pour bien longtemps.

Au menu de ce soir, une tranche de la pizza emblématique, prosciutto e fichi (jambon de parme, figues, pizza blanche, servie froide) et une gorgonzola e noci (chaude, celle-là). Le reste du choix attendait au four, je n'ai pas eu la patience. La pâte est fine, croustillante, légère, miam! Une jolie alliance, le jambon cru et les figues. C'est bon comme en Italie! Parfait comme menu d'été.

Pizza e fichi, c'est une expression romaine, m'apprend-on. Pour les bonnes choses à la limite de l'immaginable...

La boutique, tenue par un couple de sympathiques Romani, fait uniquement la pizza al taglio (grandes pizzas vendues à la part, de 3 à 5€ la portion). Quelques tables pour manger sur place. Ils m'expliquent qu'ils veulent faire uniquement la pizza romaine, celle à la pâte fine. Ils ont des idées de recettes originales. Et ils font même l'apéritif-pizza le vendredi. D'accord, ce n'est pas l'aperitivo avec cocktails aux fruits frais, costards milanais et lunettes de soleil à la dernière mode, le cadre est modeste, mais les pizzas par contre valent le détour.

J'irais goûter les autres sans tarder, à la prochaine occasion, et faire un (autre) brin de conversation dans la langue qui chante. Pour les amateurs de vraies pizzas qui passeraient dans le coin aux heures de repas, le grignotage s'impose!

> Pizza e Fichi, 17, rue Alexandre Dumas, 75011

mercredi 22 juillet 2009

Coup de pub: festival d'Avignon, Dixlesic de Lauréline Kuntz, 2e édition !

Un beau dossier sur France Culture

elle en a fait du chemin depuis là!

mardi 21 juillet 2009

Divorce à l'italienne

Découverte cinématographique de la semaine dernière, au hasard d'un passage devant le MK2 Beaubourg avec une amie.

Un vieux film des années 1960, comme on les aime: en copie restaurée sans couleur parasite, avec toutes les cigarettes qui vont bien, des acteurs mythiques, et surtout une comédie bien montée qui m'a mise de bonne humeur pour la semaine!

 Marcello Mastroianni, Stefania Sandrelli, Pietro Germi dans Divorce à l'Italienne (Photo)
Marcello Mastroianni et Stefania Sandrelli

Le sujet est d'une banalité qui pourrait être grossière s'il n'était traité tout en subtilité. Un homme plutôt beau gosse (Marcello Mastroianni jeune, inimitable!), aristocrate sicilien s'amourache d'un jeune femme qui passe ses vacances de l'autre côté de la cour. Le divorce n'étant pas autorisé (en Italie il ne sera qu'en 1975, ndlr), il cherche par tous les moyens à se débarrasser de sa femme en la faisant retomber dans les bras d'un amant, s'inspirant des circonstances atténuantés accordées pour "crime d'honneur' dans une sentence récente. C'est bien une histoire italienne...

Les acteurs, la direction, la photo sont véritablement épatants. A voir en VO sous-titrée, en faisant attention à tous les détails (certains personnages secondaires sont aussi bien pensés, l'épouse notamment est incroyable jusque dans les détails comme l'ombre du duvet au-dessus des lèvres...). Franchement génial!

 Pietro Germi dans Divorce à l'Italienne (Affiche)

Ceux qui croyaient que je revenais raconter ma vie doivent être déçus...

vendredi 12 juin 2009

Montagnes russes à Fontainebleau

Ou comment j'ai donné rendez-vous à un inconnu sur un parking en lisière de forêt... (là j'imagine le lecteur qui fronce les sourcils, non ce n'est pas ce que vous croyez...)

Commençons par le commencement.

Un beau jour de mai, j'avais un grand besoin de me défouler, le footing ne me suffisait plus et j'ai voulu jouer à la sportive (du vendredi, même pas du dimanche, notez bien ;)

J'ai pris la voiture que j'avais temporairement à disposition à Paris direction plein sud, l'A6 et la forêt de Fontainebleau. Où je n'avais jusque là jamais mis les pieds, mais dont j'avais entendu grand bien. Il me fallait un grand bol d'air et de verdure. Besoin impérieux de sortir de Paris. Une vraie forcenée pour le coup, genre furie après une semaine attachée au bureau pour diverses raisons que je ne développerai pas ici.

On a la compagnie qu'on trouve dans ces cas-là. Inattendue, elle fut agréable et bon enfant (heureusement, vu les circonstances!)

Évidemment, comme je ne suis pas du genre à faire les choses à moitié, je voulais partir d'emblée sur le circuit des 25 bosses. Un parcours d'entraînement pour la montagne qui serpente entre et sur les blocs de rocher, m'avait-on dit. Et qu'ai-je pensé? Je vous le donne en mille: bah, moi j'ai fait le GR20 c'est pas un circuit d'Ile de France qui va m'effrayer, hein! (ouais je sais c'était il y a 10 mois mais bon...)

Alors certes, ce fut une belle journée, sous le soleil mais pas trop chaude, loin des tracas. Heureusement nous étions deux pour nous entraîner l'un l'autre (à la 10ème montée, même si tu sais qu'elle fait moins de 100m de dénivelé, parfois t'en as marre de grimper sur les rochers!). On a marché d'un bon rythme sans lésiner sur les pauses grignottage-paysage. A la fin j'avais juste l'impression de marcher sur des bâtons tant mes jambes étaient raidies, jamais bon signe, ça.

Le pire est venu le lendemain: j'ai eu les pires courbatures de ma vie. Trois jours à faire la mémé en montant les escaliers, à gémir en se levant de table. Sans parler de descendre les escaliers...

Fontainebleau c'est une forêt magnifique quoi qu'il en soit. Il y a plein de sentiers et chemins tranquilles, c'est pas ça qui manque. Même quand il y a du monde, c'est suffisamment vaste pour ne pas se marcher sur les pieds, ça m'a changé du bois de Vincennes le week-end. Je retournerai volontiers grimper sur les rochers.

Sinon pour les petites nouvelles, j'ai plutôt envie de me remettre à écrire, surtout que j'ai fini d'hiberner, mais l'éditeur de blogger est fatiguant et franchement rébarbatif pour ajouter des photos... si je trouvais plus pratique... des idées? (je précise que je suis déjà fâchée avec overbug)